L'info qu'on invente pour vous · Francophonie · Satire · Humour
⚡ FlashUn député propose de rendre obligatoire la sieste au travail, l'économie nationale en hausse de 47% selon ses propres calculs  •  Le ministre de l'Agriculture confirme que les baguettes françaises exportées en Belgique deviennent automatiquement des pistolets  •  Un Québécois bat le record mondial de politesse en s'excusant 14 fois en une conversation de 30 secondes  •  La Suisse annonce la découverte d'un 4e fromage qui annule les effets des 3 précédents  •  L'ONU recommande de remplacer les poignées de main par les « check » pour réduire la pression sociale

Société · 🇱🇺 Luxembourg (Luxembourg-Ville / Belair)

À Luxembourg-Ville, une agence prévient les acheteurs qu'un studio de 22 m² à Belair pourrait changer de prix pendant la visite

Par la Rédaction LEC
👁 74 511 lecteurs choqués
Illustration — À Luxembourg-Ville, une agence prévient les acheteurs qu'un studio de 22 m² à Belair pourrait changer de prix pendant la visite (Société)
Belair, Luxembourg-Ville — CC BY-SA 4.0 (source)

Le studio, 22 mètres carrés au quatrième étage sans ascenseur d'un immeuble de la rue de Bragance, à Belair, est apparu mardi sur les portails immobiliers de Luxembourg-Ville avec une mention discrète en trilingue : le prix affiché « est celui de la publication » et « pourra être actualisé en cours de visite ». L'annonce précise que le bien dispose d'un coin cuisine, d'une « vue dégagée sur la cage d'escalier » et d'un chauffage collectif.

« Nous ne spéculons pas, nous accompagnons le réel », explique un agent de l'agence, qui reçoit les visiteurs une tablette à la main. « Le candidat entre, il regarde la pièce, il se retourne pour regarder l'autre moitié de la pièce, et pendant ce temps le mètre carré à Belair a bougé. On préfère l'annoncer à la porte plutôt que de gêner tout le monde au moment de signer. » Selon lui, les visites sont désormais « chronométrées, non par impatience, mais par honnêteté ».

Sur place, l'ambiance reste feutrée. Une habitante de Merl venue « voir ce que ça donnait » repart en notant que le tarif a pris « le prix d'un plein d'essence » entre le palier et la fenêtre. Un cadre frontalier arrivé de Thionville par le train — gratuit, lui — glisse qu'il avait pourtant « bloqué toute sa pause déjeuner » pour l'occasion. « J'ai eu le temps de voir le studio, pas le temps de le vouloir », résume-t-il en rangeant son dossier de garanties, constitué la veille au soir.

Contactée, la commune rappelle qu'elle « ne fixe pas les prix » et invite les ménages à « élargir leur recherche vers Esch-sur-Alzette ou Differdange », tout en reconnaissant que là-bas aussi « les visites se font désormais au pas de course ». Un notaire du quartier de la Gare, joint entre deux rendez-vous, se veut rassurant : le dispositif, dit-il, « protège surtout l'acheteur », puisqu'il « saura, à la seconde près, à partir de quand il n'avait déjà plus les moyens ».

Sur le trottoir de la rue de Bragance, le concierge de l'immeuble, qui a vu défiler douze visiteurs dans la matinée, hausse les épaules : « Moi, ça fait trente ans que je surveille cet escalier. Le studio, je ne l'ai jamais visité — j'ai eu peur de rentrer dedans avec un salaire et de ressortir avec un crédit. »

⚠️ Cet article est entièrement fictif. LEC est un média satirique ; noms, lieux et situations sont utilisés de façon fictive. Mentions légales · À propos

Partager :

← Retour à l'accueil