Air Algérie hisse ses 42,68 % de vols retardés au rang de patrimoine immatériel

Le chiffre est tombé comme une dépêche : 42,68 % des vols retardés d'au moins un quart d'heure. Là où d'autres auraient convoqué une cellule de crise, la direction a convoqué la presse pour saluer « une constance que peu de compagnies peuvent revendiquer ». À l'aéroport d'Alger, un panneau d'affichage a d'ailleurs remplacé la colonne « Retard » par une colonne « Marge de convivialité ».
« Chez nous, l'heure de départ n'est pas une contrainte, c'est une fourchette », résume un chef d'escale au comptoir d'Air Algérie, désignant un tableau où tous les vols affichent sereinement « bientôt ». « Le passager pressé, c'est lui qui a un problème avec le temps. Nous, on est en paix avec. »
La compagnie affirme même avoir mesuré, via une étude maison, que 61 % des voyageurs profitent de l'attente pour « renouer des liens familiaux dans la file d'embarquement » — un chiffre qu'aucun organisme indépendant n'a pu confirmer. Un service « patrimoine et lenteur » aurait été créé pour valoriser cet héritage, avec pour première mission de faire classer le hall B d'Houari-Boumédiène comme salle d'attente d'intérêt national.
« Franchement, quand un vol part à l'heure, ça nous inquiète », confie un passager résigné, sandwich à la main depuis le matin. « On se dit qu'il y a un truc qui cloche, ou qu'on s'est trompé de compagnie. »
⚠️ Cet article est satirique. Il s'inspire d'un fait d'actualité réel mais les propos, citations et rebondissements sont fictifs. LEC est un média satirique ; noms, lieux et situations sont utilisés de façon fictive. Mentions légales · À propos