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Économie · 🇩🇿 Algérie

Algérie : l'État casse le prix du poulet congelé à 320 dinars, les clients exigent désormais son acte de naissance

Par la Rédaction LEC
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Illustration — Algérie : l'État casse le prix du poulet congelé à 320 dinars, les clients exigent désormais son acte de naissance (Économie)
Bab El Oued, Alger, Algérie — Public domain (source)

ALGER — La Société algérienne de régulation des produits agricoles (SARPA) a commencé à écouler du poulet « local » congelé à 320 dinars le kilo sur le marché national, afin de casser les hausses spéculatives et de réduire le nombre d'intermédiaires. À Alger, la mesure a immédiatement transformé chaque client de rôtisserie en expert géopolitique de la volaille.

Devant les étals de Belouizdad, on ne demande plus le prix : on interroge l'origine. « Il est local, celui-là ? Vraiment local, ou local-importé-reconditionné ? », teste un habitué, retournant un poulet congelé comme un douanier examine un passeport douteux. L'écart de vingt-cinq dinars entre les 320 de la SARPA, les 330 annoncés ailleurs et les 295 promis pour jeudi alimente, au comptoir, des débats plus tendus qu'un sommet de l'OPEP.

Selon un vendeur de quartier, la clientèle a développé une science du dinar au kilo que « même l'inspecteur des prix ne maîtrise pas ». Certains réclament désormais une traçabilité complète : nom de la wilaya d'élevage, date de congélation, et de préférence une photo du poulet de son vivant. Une association de consommateurs autoproclamée aurait recensé, en une seule matinée, quatorze appellations non contrôlées de « poulet du bled ».

L'affaire, partie d'un simple congélateur, a pris à Alger les allures d'un dossier de souveraineté nationale, chacun défendant sa rôtisserie comme on défend une frontière. « Les gens veulent l'acte de naissance du poulet, la nationalité de la mère, et savoir s'il a fait son service, souffle Karim, qui embroche des cuisses depuis l'aube dans une gargote de Bab El Oued. Moi je leur dis la vérité : à 320 dinars, mon ami, il est plus en règle que la moitié du quartier. »

⚠️ Cet article est satirique. Il s'inspire d'un fait d'actualité réel mais les propos, citations et rebondissements sont fictifs. LEC est un média satirique ; noms, lieux et situations sont utilisés de façon fictive. Mentions légales · À propos

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