Baignade sous drapeau rouge : la préfecture de l'Hérault instaure une carte de fidélité

L'arrêté préfectoral, rédigé dans un français d'un sérieux glacial, ne laisse rien au hasard : est désormais facturable « tout contact volontaire d'un ou plusieurs orteils avec l'eau signalée interdite », que le baigneur ait ou non l'intention de nager. Un barème a été affiché à l'entrée de la plage, entre le prix des glaces et celui des matelas pneumatiques.
« Nous ne voulons pénaliser personne, nous voulons simplement tarifer l'entêtement », a précisé un adjoint à la sécurité municipale, en pointant le drapeau rouge claquant au vent. Sur le mât, un QR code a été ajouté cette semaine, permettant de régler l'amende par carte sans contact avant même d'être verbalisé, « pour fluidifier le parcours de l'usager ». Selon la commune, 42 % des vacanciers verbalisés auraient réglé « avec le sourire », y voyant « le droit d'entrée d'une bêtise assumée ».
L'administration réfléchit déjà à un modèle plus incitatif. Une carte cartonnée, tamponnable à chaque infraction, offrirait la sixième baignade interdite gratuite. « À partir de la troisième amende, on considère que ce n'est plus de la désobéissance, c'est un abonnement », explique-t-on à la préfecture, qui envisage une formule mensuelle pour les habitués. Un panneau à l'entrée résume la nouvelle philosophie de l'État balnéaire : *Interdiction de se baigner — Tarifs affichés en caisse.*
Assis sur sa chaise haute, un maître-nageur observe la file d'estivants qui patientent devant le mât pour régler d'avance. « Avant, je leur disais de ne pas y aller. Maintenant je leur fais la monnaie », soupire-t-il en tendant un reçu.
⚠️ Cet article est satirique. Il s'inspire d'un fait d'actualité réel mais les propos, citations et rebondissements sont fictifs. LEC est un média satirique ; noms, lieux et situations sont utilisés de façon fictive. Mentions légales · À propos