Bruxelles instaure des amendes jusqu'à 2 000 euros contre les incivilités et forme ses inspecteurs à verbaliser en s'excusant

Entré en vigueur ce week-end, le nouveau règlement-taxe fait passer le dépôt clandestin à 1 000 euros le mètre cube, le sac-poubelle mal sorti à 400 euros et le pipi sauvage à 400 euros également. Des montants que la Ville assume, mais dont elle reconnaît qu'ils « peuvent surprendre au premier abord ». D'où une consigne inédite transmise aux agents de la propreté publique : verbaliser, oui, mais poliment.
« On a longtemps hésité, parce que 400 euros pour un mégot, ça reste 400 euros », explique un responsable du service, qui préfère parler d'« accompagnement pédagogique à la sanction ». Concrètement, chaque agent du Pentagone a suivi une formation de trois jours à la formulation courtoise, où l'on apprend à tendre le procès-verbal en disant « je suis vraiment navré de vous déranger » avant d'annoncer le montant.
Sur la place Sainte-Catherine, l'inspecteur Verhaegen — nom fictif — applique la méthode à la lettre. Il s'excuse d'abord d'exister, puis du temps qu'il fait, puis, enfin, du fait que le sac de son interlocuteur est sorti deux heures trop tôt. « La formation nous demande de laisser un blanc de quatre secondes entre le "désolé" et le "400 euros", pour que la personne se sente respectée », précise-t-il en rangeant son carnet. La Ville estime que la mesure a déjà « apaisé 8 700 verbalisations » depuis samedi.
Aux Marolles, un habitant qui venait de recevoir sa première amende résume l'ambiance générale du quartier : « Il s'est tellement excusé que j'ai fini par le remercier. »
⚠️ Cet article est satirique, inspiré d'un fait réel (durcissement des amendes anti-incivilités à Bruxelles au 1er août 2026). Les citations et personnages sont fictifs. LEC est un média satirique ; noms, lieux et situations sont utilisés de façon fictive. Mentions légales · À propos