Carburant : reçus au 21ᵉ étage de Postel 2001 pour parler du prix de rouler, les transporteurs sont montés à pied

Lundi 3 août, au Plateau, le cabinet a ouvert ses portes aux représentants des transporteurs et aux associations de consommateurs. À l'ordre du jour, un seul point : contenir le coût du déplacement pour l'usager abidjanais. Les délégations, une quarantaine de personnes, ont été priées de gagner la salle de réunion, au 21ᵉ étage de la tour.
L'ascenseur principal étant « en cours de mise en conformité », les délégués ont gravi les vingt et un étages à pied. Arrivé en haut, le président d'un syndicat de gbaka assurait avoir dépensé, dans la montée, « l'équivalent calorique de trois litres de super ». « Nous tenons la réunion à cet étage pour la vue », a justifié un conseiller technique. « D'ici, on voit tout l'embouteillage du Plateau jusqu'à Adjamé. On comprend mieux le problème quand on le regarde de loin. »
Selon un compte rendu que personne n'a pu redescendre, la séance a été jugée « productive ». Un groupe de travail a été constitué pour étudier, d'ici à la fin de l'année, la faisabilité d'une prochaine réunion au rez-de-chaussée. Une sous-commission planchera en parallèle sur la question de savoir si l'escalier peut être considéré comme un mode de transport en commun soumis à mise en conformité.
À la sortie, sur le boulevard, un chauffeur de wôrô-wôrô attendait ses passagers. On lui a résumé la rencontre. Il a hoché la tête : « Vingt et un étages pour dire que ça coûte cher de monter. Au moins, eux, ils l'ont compris dans leurs jambes. »
⚠️ Cet article est satirique. Il s'inspire d'un fait d'actualité réel mais les propos, citations et rebondissements sont fictifs. LEC est un média satirique ; noms, lieux et situations sont utilisés de façon fictive. Mentions légales · À propos