Les CFF ouvrent une enquête interne après qu'un RegioExpress est arrivé en gare de Fribourg avec quarante secondes d'avance

FRIBOURG — Les Chemins de fer fédéraux ont confirmé lundi l'ouverture d'une procédure interne après qu'un RegioExpress reliant Lausanne à Fribourg s'est immobilisé sur le quai 3 « avec quarante secondes d'avance sur l'horaire officiel ». Selon le communiqué, l'incident a été détecté « immédiatement » par le système de supervision cantonal, qui a signalé une anomalie « ni retard, ni ponctualité stricte ».
« Nos usagers planifient leur correspondance à la seconde. Un train qui arrive trop tôt, c'est un train qui repart potentiellement sans les voyageurs encore dans l'escalator », a expliqué un porte-parole de la compagnie, précisant que trois passagers de Bulle avaient « manqué de peu » leur bus postal faute d'avoir anticipé cette avance.
L'Office cantonal des transports du canton de Fribourg a confirmé avoir reçu « deux réclamations écrites » dès la mi-journée, dont l'une réclamant « le rétablissement d'un retard raisonnable et prévisible ». Une réunion de conciliation est prévue à Berne, où les représentants syndicaux plaident pour l'installation d'un « sas de patience » en amont des gares concernées, afin que les rames puissent, le cas échéant, « perdre les secondes excédentaires dignement ».
En attendant les conclusions, la compagnie a demandé au conducteur de « lever le pied entre Romont et Fribourg », et rappelé que la ponctualité helvétique « ne tolère l'improvisation dans aucun des deux sens ».
Sur le quai, un cheminot de Fribourg contemplait le tableau d'affichage d'un air las : « Quarante secondes en avance un lundi. On va encore recevoir un courrier d'Appenzell pour nous dire qu'on se croit tout permis. »
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