Mercato de la Ligue 1 : l'USM Alger fait revenir Benguit signé jusqu'en 2030, et au café de Soustara on programme déjà son jubilé

L'information est officielle depuis la mi-juillet : Abderaouf Benguit, cadre de l'USM Alger entre 2016 et 2019, revient au club et paraphe un bail de quatre saisons, jusqu'en 2030. Il devient la troisième recrue estivale après les milieux défensifs Dhirar Ben Saâdallah, arrivé de l'Olympique Akbou, et Salah Eddine Bouziani, venu du Paradou AC. Dans le même mouvement, la maison rouge et noire a acté les départs d'Islam Merili, parti à l'Al Ahly Benghazi en Libye, du gardien Kamel Soufi, transféré au MC Oran, et de Brahim Benzaza. Le championnat, lui, ne reprend que dans un mois.
Sur la table en formica du café, entre le domino et le verre de thé, c'est pourtant un seul mot qui a arrêté l'assemblée : « 2030 ». « Quatre saisons, c'est pas rien, il faut anticiper », tranche un habitué en pliant le journal. « On ne va pas se laisser surprendre comme la dernière fois. Le jubilé de Benguit, ça se prépare maintenant, pas en 2029 quand tout le monde court partout. » Autour de lui, on approuve : la salle des fêtes de Soustara a été « pré-notée », un comité de trois retraités s'est constitué, et la question du gâteau — kalb el louz ou zlabia — est déjà tranchée.
Les débats se poursuivent au comptoir avec une minutie que la direction du club pourrait leur envier. On projette les quatre années saison par saison, on distribue à Benguit deux titres, une Coupe et « au moins un but à Bologhine qui restera dans l'histoire », le tout avant qu'il ait rejoué une seule minute sous le maillot. Un vendeur de kamss installé devant l'entrée a même proposé de fournir gracieusement les plateaux « le jour des adieux », précisant qu'il aurait, d'ici 2030, « largement le temps de se faire à l'idée ».
Interrogé sur cette précipitation, un supporter en chaise plastique hausse les épaules avec la sérénité de celui qui a déjà tout vu : « Un joueur qui revient, on connaît la chanson. Il arrive, on l'adore, on prépare son jubilé, et un beau matin le mercato d'hiver nous l'emmène en Arabie Saoudite. » Il repose son verre. « Au moins, cette fois, on sera prêts pour la fête. »
« Moi, ce jubilé, ça fait vingt ans que je l'organise pour chaque recrue », soupire le patron du café en rinçant un verre. « J'ai jamais réussi à en faire un seul. Mais la salle, elle est toujours réservée. »
⚠️ Cet article est satirique et inspiré d'un fait réel ; les propos, personnages et rebondissements sont fictifs. LEC est un média satirique ; noms, lieux et situations sont utilisés de façon fictive. Mentions légales · À propos