Recensement : pour compter les 40 % de Camerounais manquants, l'État ajoute 45 jours pendant lesquels ils continueront de naître

Yaoundé. Le Bureau central des recensements et des études de population (BUCREP) a annoncé une nouvelle rallonge de 45 jours pour le RGPH-4, lancé fin avril. Après plusieurs prolongations, les agents ont couvert 60 % du territoire ; il reste 40 % de Camerounais à inscrire sur les registres. L'opération, initialement prévue pour 35 jours, entre ainsi dans son cinquième mois.
Un cadre a présenté un calcul qui a jeté un froid dans la salle. « Pendant ces 45 jours, il naîtra environ 190 000 nouveaux Camerounais », a estimé un démographe du bureau. « Le reste à compter augmente donc plus vite qu'on ne le compte. Statistiquement, nous nous éloignons de la fin. »
Pour résoudre l'équation, une cellule a été créée, chargée de « dénombrer les personnes qui naissent pendant qu'on dénombre ». Le BUCREP envisage par ailleurs de recenser en priorité les femmes enceintes, afin de « prendre de l'avance sur la population à venir ». Une prochaine réunion doit fixer la date de la réunion qui décidera d'une éventuelle troisième prolongation.
Dans le quartier de Mvog-Ada, un agent recenseur repassait pour la troisième fois dans la même concession. La maîtresse de maison lui a signalé qu'un enfant était né depuis sa dernière visite. Il a soupiré, rouvert son classeur : « À ce rythme, le jour où on aura fini de compter le pays, ce ne sera plus le même pays. »
⚠️ Cet article est satirique. Il s'inspire d'un fait d'actualité réel mais les propos, citations et rebondissements sont fictifs. LEC est un média satirique ; noms, lieux et situations sont utilisés de façon fictive. Mentions légales · À propos