Le Canular

Insolite · 🇩🇿 Algérie

À Tizi Ouzou, un taxi collectif attend depuis onze mois le passager qui complétera la dernière place

· Rédaction LEC

Stationné au bas de la nouvelle ville, le véhicule a rempli quatre de ses cinq sièges dès le premier après-midi et n'a plus bougé depuis.

Le chauffeur, fidèle au principe qui veut qu'un taxi collectif ne démarre jamais à une place près, refuse de partir « à perte ». « Quatre passagers, ce n'est pas rentable, tout le monde le sait », a-t-il déclaré sans quitter son siège, le moteur éteint depuis l'automne. Les quatre premiers clients, eux, patientent toujours à l'arrière.

Selon un commerçant voisin, les occupants « ont fini par s'installer ». L'un d'eux a fait suivre son courrier à l'adresse de la station ; un autre reçoit désormais la visite de sa famille le vendredi. « Ils ne veulent pas descendre non plus », précise le commerçant. « Après onze mois d'attente, personne n'a envie de perdre sa place. »

La mairie, sollicitée, a indiqué qu'elle « suivait le dossier » et étudiait la possibilité de raccorder le véhicule au réseau d'eau. Un responsable des transports a rappelé qu'aucun règlement n'obligeait un chauffeur à démarrer, « seulement à être complet », et a jugé la situation « parfaitement conforme, quoique longue ».

Un cinquième siège reste donc à pourvoir. Plusieurs candidats se sont présentés, mais tous voulaient descendre avant Draâ Ben Khedda, ce que le chauffeur a refusé « pour ne pas casser la logique de la course ».

Un habitant qui passe chaque matin devant la station a fini par hausser les épaules. « Franchement, je monterais bien pour compléter », a-t-il dit. « Mais moi aussi j'attends que quelqu'un me remplace à mon travail. »

⚠️ Cet article est entièrement fictif. LEC est un média satirique ; noms, lieux et situations sont utilisés de façon fictive.

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